Jeudi 1 Novembre 2007
Chant second
Par Gigi et Hauteclaire, Jeudi 1 Novembre 2007 à 05:55 GMT+2 dans chant 2

La folie se redressa d'un bond, et fit face à son double prête à se battre, quelqu'en soit le prix, pour franchir la cascade. Elle marcha sur lui, et devant sa fureur, le double sembla se dissoudre dans l'air, fumée légère d'abord, puis néant, absorbé par le vide. La folie avait vaincu sa propre nature, et forte de cette victoire, elle se retourna vers la grille. La poussière était devenue pluie d'éclats d'argent, et la grille, faite d'un précieux métal, luisait doucement sous la lumière du soleil couchant. La folie la franchit et se retrouva dans une caverne immense, immense et vide. Où chercher l'amour maintenant?
Hauteclaire
La folie préférait se battre jusqu'à la mort plutôt que de perdre son amour
Crois-tu que je vais t'abandonner criait la folie dans ce lugubre tunnel
C'est mal me connaître...
La folie releva la tête et, on aperçut des larmes rouler le long de son visage
Elle vit une ombre passer le long de la paroi
Une ombre froide et sans âme
Au bout du tunnel un chemin sinueux et caillouteux se dessinait
Quelque chose poussait la folie à suivre ce sentier
Sans son fidèle destrier, la folie se sentait bien seule
Seule face à elle même
Seule face au néant
Et pourtant,
Si prêt de l'amour...
Si loin du bonheur...
Gigi
La folie s'engagea sur le chemin étroit, hérissé de cailloux aux arêtes tranchantes. plusieurs fois elle trébucha, tombant à genoux, et se redressa plus déterminée que jamais. Une lumière plus pâle qu'une ombre, à peine une présence, se laissait deviner plus loin, reculant à mesure qu'elle avançait dans le boyau étroit. Des glissements se faisaient entendre, créatures invisibles et muettes. Elle sentit contre son bras la caresse d'une fourrure qui loin de la terroriser, lui insuffla du courage.
Enfin le tunnel s'élargit, la lumière se fit plus vive. Elle pressa le pas, soudain impatiente et gaie. L'amour l'attendait.
Hauteclaire
La folie contempla longuement l'amour
Elle était à bout de force
Ses jambes douloureuses se dérobaient sous elle, et, pour retrouver son équilibre, elle s'agrippa à l'amour
Enlacée la folie se rappelait de son premier baiser passionné qu'elle avait échangé au cour de cette nuit, le long de la rivière...
Les étoiles brillaient dans le ciel
La nuit était douce
L'amour la serrait tendrement sans donner trop de caresses, qui, pourraient réveiller en elle, la folie, et, l'envie...
Cette nuit étoilée les recouvrait de sa splendeur scintillante
Gigi






















