Chant quatrième

"qui es-tu?"
Toi répondis la créature... toi et le désir
Tu es pleines de désirs...et pourtant !...
Quand tu contemple sans voiles, sans ombres, toute la splendeur de cet amour, Tu sens fuir le désir...
Il n'y a pas assez d'ombres sur cette perfection
Comment peut-tu animer cette statue sous les caresses de tes mots?
Comment briser la glace qui l'enveloppe toute entière?
La folie se senti ensorcelée et pris peur
Elle regarda les yeux de l'amour d'un vert si transparents
Rien, tout de son regard était vide
Cette beauté sans défauts...
Son amour...
Sa vie...
Les yeux pleins de larmes et de haine, elle se retourna
L'ombre la regardait avec une complaisance troublante
Vient dit-elle...
Gigi
La folie suivit l'ombre, son ombre, son double, le coeur rempli de haine et de chagrin devant cet autre, si proche et si lointain. Elles quittèrent la grotte, abandonnant la statue figée de l'amour. Le sable couleur de lapis cessa doucement de briller, et les parois retombèrent dans la nuit. Dehors le vent s'était levé, la lune était voilée de nuages épais et menaçants, et déjà de stries de lumière parcouraient le ciel en zigzagant, frappant la cime des arbres de pointes enflammées. Tout près de la folies un géant s'écroula, frappé à mort, son tronc s'ouvrant tel une fleur de résine. En son centre un espace vide, un passage qui menait au centre de cette terre de mirages et de prodiges. Un souffle s'en exhalait, chaud et puissant. La folie se sentit irresistiblement attirée, et comprit en un éclair que la vie de l'amour dépendait de son audace. Elle tourna le dos à l'ombre, et pénétra dans le passage ainsi ouvert.
Hauteclaire
La folie pénétra à l'intérieur de cette brèche
Une chaleur intense s'en dégageait
De riches tapis de lin recouvraient le sol
Elle était déterminée
Elle ne voulait avoir aucune faiblesse, aucune peur
La folie sentit la tête lui tourner
Ses jambes se dérobèrent sous elle, et, chancela à terre
Elle se raidit de colère
Fuir à nouveau...?
Son existence ne serait qu'une interminable errance...
Il n'était pas question d'abandonner l'amour au milieu du danger
Un éclair de fureur traversa les yeux de la folie
Elle se releva et, continua sa route
Les tapis étaient de plus en plus soyeux
Les murs paraissaient d'or
Une irrésisitible odeur d'encens flottait autour d'elle...
Gigi
La folie marcha droit devant elle, son instinct lui disant que pour sauver l'amour il lui fallait se perdre dans les dédales de ce nouveau passage, ou mirage, comment savoir ce qui était réalité?
L'odeur puissante de l'encens lui montait à la tête, lui faisant entrevoir des ombres, puis des silhouettes et des endroits qu'elle ne connaissait pas. Les ombres prirent de la consistance, devinrent des êtres, hommes et femmes qui la regardaient passer en silence. Certains portaient des flambeaux qui illuminaient les parois d'or de reflêts écarlates. Insensiblement elle prit un chemin qu'ils lui désignaient, l'entraînant vers les profondeurs. Deux femmes l'arrêtèrent, lui présentant des vêtements, robe et manteau, richement brodés, lourds de pierreries, pour remplacer ses hardes déchirées. Comme en un rêve, elle se laissa habiller, ses cheveux coiffés et parfumés d'une senteur délicate et ambrée. Puis ainsi parée, elle reprit sa marche, pour arriver dans une salle aux proportions de géant. En son centre, une statue, l'amour!
La folie se précipita...
Hauteclaire
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gigi dit | Bonjour Hauteclaire |
Louise dit | Bonsoir, |
Bonjour Gigi. Vous êtes la fondatrice de cette légende, et je suis heureuse d'en être l'artisan de mise en page. Puisse cette aventure à deux nous mener encore loin!
Amitiés | |
Merci Louise de venir nous voir, et de nous laisser vos encouragements. Cette légende vit grâce à ceux qui la lisent.
Amitiés |







