Rivage

Je suis apparemment au bout du monde, puisque, marchant tout droit devant moi, la terre vient à me manquer tout à coup. En vérité, c'est l'océan qui m'arrête, le grand flot vert, frangé de mousse blanche, que le courant chaud nous envoie des Antilles pour se pâmer tout écumant de plaisir sur le sable d'or d'une grève sans fin. Au delà de la mer tranquille, dont la grondante caresse de bête heureuse vient jusqu'aux vignes du jardin sous ma fenêtre, une ligne bleue dentelée m'indique l'île de ré fermant le pertuis breton. Des voiles immobiles de pêcheurs, empourprées du soleil levant, blanches sur le flot sombre, noires sur le lait bleuissant de la mer lumineuse, incertaines formes grises d'horizon embrumé, attestent l'homme sur l'immense étendue.
Des hommes se contentent de pêcher dans le sable ou les rochers des palourdes ou navaillons de la baie de fromentine, pignons de saint-jean-de-monts, crevettes roses de sion, de croix-de-vie et de la sauzaie, berniques et boucots sur toute la côte
Cette jolie citée dont les murs d'un blanc net vibrent, l'été, dans une lumière toute sicilienne est la mienne.
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Mona dit | Très agréable balade au bord de l'océan..Paysage familier dont on ne se lasse jamais... |
Louise dit | Bonjour, |
Excellentes fêtes à vous Louise, avec toute notre amitié. | |
gigi dit | Joyeux Noël Louise, bonne fêtes de fin d'année en famille |







