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Gigi et Hauteclaire

la légende de l'amour et la folie

Nous vous invitons à une rêverie poétique, écrite à deux plumes, à la manière antique. Gigi et Hauteclaire

Chant septième

Mardi 1 Janvier 2008, 08:11 GMT+2Par Gigi et HauteclaireCet article a été lu 0 fois

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La folie avançait, chaque pas lui coûtant un effort de plus en plus grand.

Le désespoir commençait à l'envahir devant cette immensité solitaire où rien ne bougeait. La citrine brillait comme un soleil en réduction,  brûlant la paume délicate de sa main, et plus d'une fois, elle fut tentée de la jeter au loin. Un sentiment vague, informulé, l'empêcha de le faire, et elle continua d'endurer la douleur infligée par le joyau.

Le jour déclina sans que sa quête se termine, la folie errait, sans plus savoir pourquoi elle se trouvait dans ce monde déserté de toute âme. Une lueur rouge brilla à l'horizon, quand l'astre disparut, le ciel de turquoise parut un instant suspendu comme une peinture, avant de s'assombrir lentement, devenant de saphir, où des diamants étincelaient. La chaleur qui l'instant d'avant avait accablé la folie s'évanouit, laissant la place à un givre cristallin, perlant sur chaque grain du sable blanc, coupant comme des lames minuscules et tranchantes.

La folie, voyant le sang teinter la blancheur immaculée du sol, sentit ses forces l'abandonner, et s'arrêta, regardant la pierre qui luisait doucement, comme animée d'un feu intérieur. En écho à cette lumière, un miroitement attira le regard de la folie qui s'avança de quelques pas.

Le spectacle qui l'attendait était enchanteur. Une rivière coulait au milieu du désert, ondulant avec grâce, déroulant ses flots d'argent avec calme et douceur. Sous l'eau translucide, la folie vit un lit de galets de citrine, comme celle qu'elle tenait, et comprit que le don du dragon allait lui permettre de franchir la rivière. A son approche, une créature émergea de l'onde, qui lui adressa un doux sourire :

-« Je suis la compassion »  et désignant la pierre d'or,

-« Tu me ramènes une de mes filles ».
Hauteclaire

 

 

 

Le ciel s'assombrit, et, le grondement du tonnerre se fit
entendre
Le sommet des dunes de terre touchait le ciel, remplis de
nuages aux cinq couleurs
Ils se miraient dans la rivière comme un tourbillon de
pierres précieuses
La citrine que tenait la folie lui brûlait de plus en plus
la paume
Elle la lâcha et, la ^pierre roula aux pieds de la
compassion
L'eau devenait verte, et, surtout, aucuns bruits ne
cassaient ce tourbillon de nuages
La compassion ramassa le joyau, et, le jeta dans le
bouillonnement verdâtre
Le vent commença à souffler, sculptant des silhouettes
étranges
Un brouillard se forma au-dessus de la rivière, et, le sable
doré se transforma en galets d'un rouge profond
Dans un vacarme de cris stridents, une masse noir apparu
La folie regarda le rivage, et, resta figée devant cette
apparition
Le temps semblait suspendu
Gigi

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Louise dit

Bonne année 2008 à vous deux que votre duo dure longtemps, vos écrits sont magnifiques. Bises. A bientôt. Louise.

Mercredi 2 Janvier 2008, 17:16 GMT+2 | Retour au début

Merci Louise, de nous encourager. Bone début d'année à vous, dans l'écriture. Je vous embrasse. Hauteclaire

Jeudi 3 Janvier 2008, 18:11 GMT+2 | Retour au début