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Gigi et Hauteclaire

la légende de l'amour et la folie

Nous vous invitons à une rêverie poétique, écrite à deux plumes, à la manière antique. Gigi et Hauteclaire

l'amour et la folie: chant huitième

Jeudi 28 Fevrier 2008, 09:58 GMT+2Par Gigi et HauteclaireCet article a été lu 3 fois

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La folie remonta en selle, et le destrier fit quelques pas pour s'arrêter aussitôt, devant le spectacle étrange qui leur était apparu. Le désert s'était évanoui, devant eux pendant un instant fugace, l'oasis avait refleuri, pour laisser place à une ville comme la folie n'en avait jamais vu.
Elle était toute de gris, lançant des tours immenses à l'assaut du ciel, flèches aiguës prêtes à transpercer des nuages à l'aspect de pierres, tant leur couleur était sombre.
Une rumeur montait de la ville, qui heurta les oreilles de la folie, une cacophonie mêlant des bruits de cris, de métaux qui s'entrechoquaient, de rires cruels et de musiques discordantes.

Elle se tourna vers le cavalier du courage :

-« Quel est ce endroit ? Je ne veux pas y aller ».

-« voilà la ville de la méchanceté et de l'envie. Ceux qui y vivent ne connaissent pas le repos, occupés qu'ils sont de trouver le moyen de nuire, par tous les moyens. Tu dois y entrer, et affronter cet univers perverti et violent. »

-« Viendras-tu m'aider ?,    demanda la folie, éperdue.

-« Je ne peux venir, ma mission auprès de toi s'achève, Il va me falloir rentrer dans la forêt. Il faudra te montrer te montrer déterminée, savoir résister et ruser. Je t'attendrai de l'autre côté de l'enceinte ».

La folie, se serrant contre lui le supplia ;

-«  Je t'en pris, ne me  laisse pas ainsi. Je me sens désarmée face à cette cité ».

-«  Il le faut, tu ne peux la contourner, d'ailleurs il n'y a plus de passage ».
La ville s'était étendue, couvrant tout l'horizon. Là où le désert blanc avait étalé ses miroitements de neige minérale, les tours de fer et d'acier pointaient leurs cimes et semblaient la regarder avec une ardeur âpre, impatientes de voir arriver une nouvelle victime. Autour d'eux, apparaissaient des ombres, qui sortaient du néant pour se précipiter vers la cité aux tours grises. Ils ne leur accordaient pas même un regard, pressés de s'engouffrer dans l'enceinte, conduisant des machines étonnantes.
La folie se retrouva derrière un porte sans savoir comment elle avait marché jusque là. Le cavalier n'était plus là pour la soutenir et elle eut peur.
La porte restait ouverte, sans se soucier de ceux qui entraient dans ses entrailles, tous la poussaient et le battant restait à demi ouvert, ou à demi fermé, mais nul ne ressortait de
La cité de fer.

 

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Louise dit

Bonjour Gigi et Hauteclaire,

Quelle verve, quelle élégance, et qu'elle puissance !
Bravo à tous les deux. Vous formez une superbe équipe. Merci. A bientôt. Bises. Louise.

Samedi 1 Mars 2008, 09:56 GMT+2 | Retour au début

Bonjour Louise, et merci pour vos éloges. Une petite précision, ma co auteure étant pour le moment absente, je rédige seule depuis cinq strophes. J'espère qu'elle va reprendre! Amitiés

Lundi 3 Mars 2008, 00:07 GMT+2 | Retour au début