BIENVENUE SUR la légende de l'amour et la folie
RECHERCHE
Accueil> chant 9 > L'amour et la folie: chant neuvième
Gigi et Hauteclaire

la légende de l'amour et la folie

Nous vous invitons à une rêverie poétique, écrite à deux plumes, à la manière antique. Gigi et Hauteclaire

L'amour et la folie: chant neuvième

Mardi 18 Mars 2008, 09:00 GMT+2Par Gigi et HauteclaireCet article a été lu 0 fois

http://image.mabulle.com/l/la/la-legende.mabulle.com/art_nouveau.jpg

  

La demeure de la possession était immense. Il guidait la folie dans un dédale de pièces toutes plus belles les unes que les autres, ou les meubles rares, de bois précieux se reflétaient dans des miroirs immenses. Des lustres aux cristaux multiples et brillants, ornaient les plafonds, répandant une profusion de lumière. Des tentures chatoyantes retombaient devant des fenêtres à moitié ouvertes et les sols disparaissaient sous les tapis épais. Partout des richesses innombrables. La folie s'attendait à voir une foule de serviteurs quémandant quelques miettes de ce qui était étalé en cet endroit. Il n'y avait personne, et les pièces vides restaient étrangement silencieuses. La possession voyant son étonnement eut un sourire :

-« Posséder ce fait seul »

La folie l'écoutait à peine, allant d'une statue en marbre à une étoffe brodée, d'un bijou posé sur un guéridon gracile à une vasque remplie de fruits taillés dans un cristal fin comme une dentelle, caressant l'un, portant l'autre à sa joue, le regard éperdu.

-« Je veux tout cela » murmura t-elle, sans avoir conscience de prononcer les mots.

La possession l'emmena plus loin dans son palais, l'arrachant à la contemplation de ses richesses. Les pièces se rétrécirent, se firent moins luxueuses, puis finalement ne présentèrent plus que des murs vides, et de sols de ciment nu. Il y faisait froid, et une impression de désolation y régnait. La folie frissonna, levant les yeux vers la possession près d'elle qui marchait le visage fermé.

-« Où sommes-nous ? Est-ce toujours ton palais ? »

-« Ici je ne suis pas le maître. La pauvreté possède cette partie du palais, et je dois passer par son domaine pour retourner dans mes appartements. Viens, ne nous attardons pas ! ».

La folie suivit docilement la possession.

Il ouvrit une porte, et la folie ne crut pas ce que ses yeux lui montraient. Une profusion de trésors, l'or, l'argent et les diamants présentaient leurs multiples facettes. L'encens le plus raffiné brûlait dans des coupes de porcelaine finement ouvragées, faisant monter une fumée délicate et pénétrante.

Il poussa doucement la folie vers le centre de la pièce où se trouvait un lit immense, drapé de tissus irisés.

 

Lire d'autres articles de la rubrique