BIENVENUE SUR la légende de l'amour et la folie
RECHERCHE
Accueil> Chant 10 > La légende de l'amour et la folie: chant dixième
Gigi et Hauteclaire

la légende de l'amour et la folie

Nous vous invitons à une rêverie poétique, écrite à deux plumes, à la manière antique. Gigi et Hauteclaire

La légende de l'amour et la folie: chant dixième

Dimanche 8 Juin 2008, 09:48 GMT+2Par Gigi et HauteclaireCet article a été lu 1 fois

http://image.mabulle.com/l/la/la-legende.mabulle.com/avalon4.jpg

 

 

La folie ressortit, pour se retrouver devant la porte du jardin des fleurs de diamant. Le masque avait les yeux fermés, et ne lui parla plus. Il n’y avait plus trace du visage de l’amour, aussi la folie s’éloigna t-elle, le cœur lourd. Elle s’aperçut qu’elle avait parcouru presque tout le couloir où s’ouvraient les portes. Y en avait-il si peu ? Quand elle était entrée, il lui avait semblé que les portes et les masques s’étendaient à perte de vue, et là, il ne restait plus qu’un.

La folie se sentait terriblement fatiguée, pourrait-elle retrouver l’amour en ces lieux, au beau milieu de la ville de fer ? Elle se traîna jusqu’à la dernière porte, devant le masque qui l’ornait.

Celui là était fait d’or et de lapis lazuli, le visage qu’il montrait  celui de la jeunesse, dans toute sa dureté. Il ouvrit lentement les yeux, montrant des prunelles de jais.
- Que viens-tu faire en ce domaine ? Demanda le masque
- Je cherche mon amour.

- J’ai vu tant de ceux qui ont dit chercher leur amour,  soupira le masque.

- Entre si tu veux ! Si tu l’oses.

La porte s’ouvrit lentement, révélant un paysage de ville noyé d’une foule inextricable. Des gens étaient là, qui marchaient, l’air affairé, allant et venant la mine âpre et dure. La folie fit un pas, et se retrouva dans le courant de la multitude, poussée et bousculée. Elle se mit en marche, suivant le flot humain, regardant les visages, tentant de retrouver l’amour dans chacun d’entre eux. Plusieurs fois elle crut le reconnaître, courant vers lui, et devant toujours admettre son erreur. 
Elle tenta de demander :

- Où allons-nous ?

- Qui peut savoir ?

- Il faut avancer, pour pouvoir atteindre la célébrité. Si tu t’arrêtes, tu sombres dans l’oubli.
Les rues les unes après les autres, toutes différentes, et pourtant toutes pareilles. De temps à autre, l’un d’eux s’extrayait de la masse et montait sur l’une des scènes qui bordaient les rues, parlant à la foule sourde.

La folie traversa la ville de la célébrité comme en un rêve, sans tenter de prendre possession d’une des scènes où se battaient ceux qui désiraient y briller. Elle fut repoussée le dos contre la porte d’un immeuble, et le battant céda derrière elle. Il faisait sombre, et la rumeur ne parvenait que faiblement. Sur le métal le même masque qui l’avait laissé entrer.

 

 

Hauteclaire

 

Lire d'autres articles de la rubrique

Cet article a été commenté 2 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Louise dit

Bonjour,

Un petit coucou en passant et un grand grand merci pour vos commentaires. Vos textes sont superbes. Je suis à chaque fois touchée par ce pouvoir que vous avez de nous conduire dans un ailleurs. J'ai beaucoup à faire, demain je suis sur les routes, les examens... Bientôt le bac. Je pense bien à vous. Bises. A bientôt. Louise.

Mercredi 11 Juin 2008, 19:53 GMT+2 | Retour au début

Merci Louise, c'est un grand plaisir que de vous lire! Bon courage pour les examens Amitiés et bisous

Vendredi 13 Juin 2008, 00:16 GMT+2 | Retour au début