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Gigi et Hauteclaire

la légende de l'amour et la folie

Nous vous invitons à une rêverie poétique, écrite à deux plumes, à la manière antique. Gigi et Hauteclaire

L'amour et la folie: chant douzième

Mardi 19 Aout 2008, 08:19 GMT+2Par Gigi et HauteclaireCet article a été lu 49 fois

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Le destrier avançait lentement dans ce monde tout de fluidité et de transparence.

La route s’étendait, droite et parfaite, paraissant infinie dans la lumière de jade.

Comment pouvaient-ils vivre au sein de cette onde ? La pensée traversa brièvement l’esprit de la folie, quand elle leva les yeux vers la surface lointaine.

De l’eau, une infinité d’eau pour les entourer comme le ferait un vêtement ajusté.

Elle esquissa un mouvement de la main qui lui parut comme un rêve de geste.

Le cavalier enserra  sa taille de son bras, la pressant contre lui avec fougue.

La folie s’appuya contre la poitrine dure, s’abandonnant dans son étreinte.

Ses cheveux se défirent, flottant librement autour de sa tête, tels des plantes marines aux reflets d’or en fusion.

Autour d’eux des créatures passaient, tranquilles et indifférentes, qui auraient dû les voir ; et les frôlaient sans

paraitrent comprendre leur présence.

La route s’étendait, droite et interminable, immuable et monotone.

Vers quoi les emmenait-elle ?

Enfin une ombre se dessina, loin sur l’horizon mouvant.

Une illusion ?

Ils s’approchèrent et devinèrent une porte massive.

L’eau tourbillonnait à cet endroit, créant des mirages aux sens secrets.

Le cheval se cabra, puis baissant la tête, prit un galop que nul ne pouvait arrêter.

Dans un fracas de tonnerre,  la porte s’ouvrit.

 

 Hauteclaire

 

 

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